Malgré mes débuts dans le réseau commercial de KBC (qui s'appelait encore la Kredietbank à l'époque) - comme de juste pour un diplômé en économie appliquée - mon trajet de carrière m'a rapidement mené vers le siège central.
À partir de 1999, j'y ai vogué sur des flots divers et variés : d'abord product manager pour le progiciel de paiement multibancaire Isabel, j'ai ensuite endossé des responsabilités croissantes dans les autres canaux électroniques.
Après l'euphorie et la grande bulle internet du début des années 2000, il était temps de développer de manière pragmatique les ambitions de KBC en matière d'eCommerce.
En plus de l'aspect transactionnel digital, je me suis également vu confier l'internet commercial.
D'abord pour le marché B2B, et à partir de 2008, également pour le marché particulier.

En 2008, les premières cyberattaques contre les canaux électroniques de KBC ont été constatées.
Ces attaques restaient plutôt rares dans les premières années, mais à partir de 2012, le secteur financier belge a suscité un vif intérêt de la part des cybercriminels.
En 2012, KBC a donc décidé de lancer un service de sécurité à part entière, en parallèle au service de sécurité informatique qui existait depuis des années.
J'ai alors délaissé l'eCommerce et les canaux électroniques pour me consacrer entièrement à la lutte contre la cybercriminalité.
J'avais l'opportunité de créer un service à partir de rien. Un magnifique cadeau !

C'est là que j'ai commencé à traduire le jargon spécialisé des experts en cybersécurité en un langage plus « abordable ».
Au fil des années, j'ai multiplié les présentations en vue d'informer un maximum de personnes à propos de cet univers totalement inconnu pour elles.

Des réunions de direction où il fallait poser des choix très difficiles entre investir dans la promotion des ventes ou dans la sécurité.

Des séances en auditoire où le personnel, par groupes de 300 collaborateurs, découvrait le monde de la cybersécurité et devait prendre conscience qu'elle était l'affaire de TOUS, et pas seulement de quelques experts dans un département obscur de l'entreprise.

Des séances avec des clients, particuliers, PME ou grandes multinationales, avec toujours le même fil rouge : expliquer dans un langage simple comment raisonnent les hackers et comment ils profitent de nos petites erreurs quotidiennes.

En plus de ce rôle de conscientisation, j'ai également pris diverses initiatives, notamment la mise en place d'un système de monitoring de la fraude. Le monitoring est généralement considéré comme la réponse structurelle pour protéger les entreprises contre les attaques toujours plus évoluées des hackers. Un monitoring qui détecte une attaque de hacker au moyen de transactions anormales (anomalies) exige une collaboration intense entre les cyberexperts et les experts produits. Dans ce cadre, il est important que les experts produits comprennent bien le raisonnement des hackers... on en revient donc encore à une explication dans un langage compréhensible, et la boucle est bouclée.

Aujourd'hui, je travaille toujours à temps plein chez KBC en tant que responsable de l'équipe de cybersécurité.
En 2016, j'ai fondé STARK en parallèle pour porter au mieux le message de la cybersécurité dans un langage clair.